![]() Plan ![]() Dürer ![]() Rublev ![]() Astrologie ![]() Autour ![]() Liens ![]() Auteur ![]() Fr ![]() Us/En ![]() De ![]() Cz ![]() Ru 30.09.10 |
1 • Du comptage à la mesure
2 • Les signes des cavernes
—•> Archives - Art Pariétal - Fondation Bradshaw 3 • La Vénus de Lespugue - Symbolique et Esthétique
La Vénus de Lespugue ici exposée sera bientôt l'objet d'une étude symbolique complète. Pour l'instant, nous cherchons l'origine de cette géométrie dans le but de mieux comprendre des oeuvres beaucoup plus récentes (Kells, Rublev, Dürer, pour ne citer qu'eux). Il est à noter que les trames paléolithiques se sont révélées après celles du Moyen-Âge. Sans les leçons des grands Maîtres de l'Art Sacré, il parait difficile d'aborder l'origine de leur Culture. En marge de l'Histoire, bien des questions se manifestent au simple constat de cette structure. Il est difficile de supposer aucun plan géométrique formel de la part d'un sculpteur 21 000 ans avant notre ère. Il est tout aussi improbable que des mesures puissent s'accorder en si grand nombre par le simple fait du hasard. D'aucun diront que ce schéma est en l'homme, en son code génétique même. Cette approche est évidemment séduisante. Cependant, peut-être devons-nous la nuancer. Cette capacité est-elle entièrement dans ce qui engendre la rupture entre l'homme et le singe ? Certes, si les singes sont capables d'émotions, ils n'expriment pas leur sens du sacré à travers des oeuvres. Leur "mémoire" n'atteint pas le statut de la nôtre qui "commémore" et "pense au-delà"... Il y a bien "rupture" entre les deux courants de l'évolution. Aucun concept n'arrive à séparer l'avènement de l'Art, donc de la Culture, et celui du Sacré. L'idée même de l'esthétique prend ici un sens très précis, et l'argument de la révélation trouve naturellement sa place aux débats qui s'annoncent... Y a-t-il un prophète dans la salle, ou à la rigueur, un philosophe ? Une idée se dessine au fil de cette étude, quant au résultat du sériel, de la multiplication des mêmes objets d'art par des générations successives. Cette Vénus atteint un haut niveau d'organisation par la structure dans sa composition. Comme nous l'avons évoqué, il paraît improbable que des artistes aient travaillé sur les plans d'une géométrie spéculative pour aboutir à ce résultat, même s'il nous étonne ! Le collectif, dans l'espace de la tribu, comme dans le temps des héritages, a manifestement approché un modèle qui tient de l'absolu géométrique. Ce type de réflexion pourrait intéresser les spécialistes de l'Art Africain Traditionnel (qui fut aussi appelé « Art Nègre »), et Lucien Stephan [Ref. 1] a depuis longtemps initié cette voie, d'une esthétique qui fonde son "intelligence" sur le collectif. Parallèlement, le Mathématicien Ron Eglash approche l'architecture traditionnelle africaine avec la théorie des fractals [Ref. 2]. L'idée des fractals s'accorde avec celles de série, de tendance vers une limite 'idéale", et de sculpture (où l'on retire ses copeaux de plus en plus fins au bloc initial). Ref. 1: « La sculpture africaine, essai d’esthétique comparée », in « L’art africain », Paris, 1988-2008, Editions Citadelles et Mazenod. Auteurs : Jacques Kerchache, expert en arts premiers - Jean-Louis Paudrat, historien d'art - Lucien Stéphan, esthéticien et philosophe - Germain Viatte, conservateur de musée. Code ISBN : 978 2 85 088 441 2 Ref. 2 : La conférence de Ron Eglash sur ted.com, le site des "idées à partager" 4 • La Vénus de Lespugue - Composition géométrique de l'oeuvre - Introduction
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