![]() Plan ![]() Dürer ![]() Rublev ![]() Astrologie ![]() Autour ![]() Liens ![]() Auteur ![]() Fr ![]() Us/En ![]() De ![]() Cz ![]() Ru 30.09.10 |
1 • Le vocabulaire de la nature
![]() La nature pourrait disputer à la corde l'idée du triangle, mais il est un peu tard pour les départager. Les étoiles tisseraient des liens jusqu'à remplir les yeux de nos ancêtres, et ceux-ci pratiqueraient le contre-point parmi les astres en croisant leurs cordes magiques... <— Ci-contre : La Vénus à la corne de Laussel (conservée au Musée d'Aquitaine, à Bordeaux) montre la géométrie du Paléolithique supérieur, 25 000 ans av. J-C, en ses formes inspirées par la nature de la femme. ![]() Le Pendu des Tarots, ici par la main de Dodal, est symbole d'initiation. La corde qui le suspend à l'arbre de la connaissance se rappelle du mythe d'Odin. La connaissance ne tient quà ce fil... La corde à une importance capitale dans la lecture symbolique des Tarots, sorte d'encyclopédie du genre. Dürer donnera de ces cartes la plus belle des versions : elle se perpétuera jusqu'en 1760 dans l'atelier de Nicolas Conver à Marseille ! La corde est à la fois règle (tendue), compas (rayon d'un cercle autour d'un piquet) et même crayon (une fois trempée dans la craie). Attachée à deux piquets, elle permet de dessiner une ellipse. Il suffit de la plier en deux pour trouver son milieu : c'est le début de la mesure, le premier pas vers la Magie que les Anciens associent à l'élément Feu. Est-ce pour avoir si longtemps pratiqué leurs exercices autour du feu ? 2 • L'angle droit
![]() Il suffit de deux cordes. L'une se tend entre deux piquets et l'autre, plus longue, forme un triangle à partir des mêmes piquets. Le milieu des deux cordes définit un angle droit. L'aristocratique compas reprendra cette idée à son compte... C'est vrai qu'il est beau, tout métallique, et bien plus brillant que sa grand-mère paléolithique ! Néanmoins, le peintre en lettres continue de préférer son vieux bout de ficelle pour tracer ses lettres. Ce lien ancestral tient dans la poche et ne pique pas la cuisse ! 3 • La corde à treize noeuds et le Triangle Sacré
Comme nous venons de le constater, nul n'est besoin d'une corde à treize noeuds pour former un angle droit à l'aide de trois piquets. La corde de l'arpenteur, graduée de douze segments égaux (entre les treize noeuds), apparaît chez les Babyloniens. Ils reconstituent au sol un triangle 3-4-5 avec leur corde : le fameux Triangle Sacré (—•> Voir le Triangle Sacré de la Vierge de Vladimir). Un angle droit se forme naturellement entre les cotés 3 et 4. Cet angle droit n'est qu'un des aspects que le Triangle Sacré porte en lui. Il est raisonnable d'admettre que les hommes ont approché l'angle droit, et développé progressivement la Géométrie jusqu'à l'avènement du Triangle Sacré avec toutes ses propriétés. C'est à ces prémices que nous nous intéressons ici. À quel moment et dans quelle Civilisation cet outil géométrique est-il apparu ? Une année compte treize lunaisons, donc douze inter-lunaisons, douze segments. De cette corde à treize noeuds du temps procèdent les douze signes du Zodiaque, puis les douze mois de l'année. En revanche, l'on y applique pas la logique de l'équation 12 = 3 + 4 + 5, qui vaut pour le Triangle Sacré sur un plan (pas sur l'axe du temps). © Yvo Jacquier - Tous droits réservés. SUITE |